REIb. 3, 1998, 355-364

DIX ANS DE RECHERCHES FRANÇAISES SUR LE MONDE IBÉRIQUE (1986-1995)

ERIC GAILLEDRAT
CNRS, Lattes
Pierre Moret
CNRS, Toulouse
Pierre Rouillard
CNRS, Paris

 RESUMÉ

Présentation des travaux conduits par les archéologues et historiens français entre 1986 et 1995 sur le monde ibérique, tant dans la Péninsule que dans le Languedoc Occidental: fouilles, séminaires, colloques, publications, le plus souvent en association avec des partenaires espagnols.

RESUMEN

Presentación de los trabajos dirigidos por los arqueólogos e historiadores franceses entre 1986 y 1995 sobre el mundo ibérico, tanto en la Península, como en el Langüedoc Occidental: excavaciones, seminarios, coloquios, publicaciones a menudo en colaboración con colegas españoles.

L’etude de 1’âge du fer ibérique jouit en France d’une tradition centenaire. Arthur Engel, Pierre Paris et Pierre Waltz furent, avant 1900, parmi les premiers archéologues à prospecter méthodiquement les sites préromains du Sud-Est, dans les provinces d’Alicante, Murcie, Albacete (voir sur ce point, Rouillard, 1995). Suivront, dans les premières années du XXe siècle, les fouilles d’Eugène Albertini à Elche et celles de Pierre Paris et d’Arthur Engel à Almedinilla et à Osuna. L’Essai sur 1’art et l’industrie de l’Espagne primitive de Pierre Paris (1903-1904), reste, malgré les inévitables errements de sa chronologie, à une époque où l’on ne pouvait appuyer les datations de la céramique et de la sculpture indigènes sur aucune fouille scientifique, une des a:uvres fondatrices de 1’archéologie ibérique. Peu de temps après, en 1908, Joseph Déchelette proposait d’inscrire la Péninsule Ibérique dans le cadre général de la protohistoire européenne.

La Casa de Velázquez, fondée par le même Pierre Paris, devait assurer la pérennité de ces recherches. Les missions sur le terrain sont encore nombreuses dans les années 20: fouilles de Georges Bonsor et de Raymond Thouvenot dans les nécropoles de Setefilla (Lora del Río, Séville), fouilles de Pierre Paris, Adrien Bruhl et Raymond Thouvenot dansles pobIados de la région d’Alcañiz où les accueille Vicente Bardavíu. Mais c’est 1’Hispanie romaine qui aura pendant de longues années la préférence des archéologues franqais, même sile BulIetin Hispanique et la Revue Archeologique jusqu’à la fin des années 30 continuentde rendre compte de publications d’archéologie ibérique. De fait, pour la période qui va de 1930 à 1965, on ne peut mentionner que les travaux de Raymond Lantier sur les ex-voto de bronzedes sanctuaires ibériques, les recherches sans lendemain de Breuil et du même Lantier au Tolmo de Minateda, ainsi que des incursions fugitives de Fernand Benoît dans le domaine de l’iconographie ibérique.

Le renouveau viendra dans les années 60-70 avec, tout d’abord, les travaux de Gérard Nicolini1 sur les bronzes des sanctuaires ibériques. Suivront ceux de Jean-Jacques Jully sur les céramiques importées du Languedoc et de la Catalogne, d’Yves Solier sur certains types de céramique peinte communs au Languedoc occidental et à 1’Espagne orientale, puis de Pierre Rouillard sur la céramique grecque dans le contexte de ses récepteurs indigènes. Les années80 et 90 verront s’amplifier ces recherches, grâce à la Casa de Velázquez qui accueillera successivement six jeunes chercheurs dont les travaux concernent, en totalité ou en partie, l’Ibérie préromaine.

1.-LES AXES DE LA RECHERCHE

La question des rapports entre les sociétés indigènes et les civilisations méditerranéennes contemporaines (phénicienne, carthaginoise et surtout grecque) apparaît comme le fil conducteur de presque tous les travaux français sur le monde ibérique. C’était déjà le propos de Pierre Paris, et c’est resté, dans une grande mesure, le leitmotiv des recherches de la dernière décennie. De fait, les travaux portent essentiellement sur les échanges aux époques archaïque et classique, sur 1’urbanisme et 1’habitat et sur les productions artisanales, de la céramique à la sculpture; les transferts de modèles et les modalités de ces transferts sont souvent au coeur des enquêtes.

Pierre Rouillard a d’abord centré ses recherches sur les échanges entre le monde grec et la Péninsule, sur les modalités d’installation des Grecs dans la Péninsule et sur 1’usage des vases grecs dans les milieux ibériques (Rouillard 1986b, 1991, 1992, 1994) avant de s’intéresser, seul ou le pIus souvent dans le cadre de fouilles franco-espagnoles, à divers thèmes d’archéologie ibérique: urbanisme, rites funéraires, sculpture (Rouillard 1986a, 1986c, 1988, Rouillard et alii 1990. Aranegui et alii 1993).

Pierre Jacob s’est également intéressé à la naissance de 1’urbanisme ibérique dans son contexte méditerranéen (Jacob 1985 b, 1986), ainsi qu’aux indices toponymiques d’une fréquentation grecque le long du littoral espagnol (Jacob 1985 a).

Après ses travaux sur les bronzes votifs, Gérard Nicolini nous livre une magistrale étude sur la bijouterie d’or ibérique. S’appuyant sur un catalogue extrêmement détaillé, il traite tour à tour des procédés de fabrication, des styles régionaux et des influences iconographiques phéniciennes, puniques, étrusques et grecques (Nicolini 1987,1988 a, 1990, 1993, 1994, 1995).

Les fortifications ibériques sont étudiées par Pierre Moret qui met 1’accent sur 1’originalité de l’architecture indigène. Les fortifications ibériques ont certes bénéficié d’un certain nombre d’avancées techniques, redevables aux Phéniciens et aux Grecs, mais les formes architecturales et le concept même d’habitat fortifié ne doivent presque rien –sauf rares exceptions– aux modèles orientaux (Moret 1991a, 1991b, 1993, 1995b). Ce constat peut être étendu à la question plus générale des formes d’habitat (Moret 1994).

Eric Gailledrat reprend pour sa part la question de l’identité ibérique du Languedoc occidental et du Roussillon, ainsi que celle des rapports entretenus par ces régions avec la Péninsule (Gailledrat 1993a, 1993b). L’étude des céramiques peintes de type ibérique en constitue le fil directeur, et montre la diversité des apports techniques et stylistiques. Sont également soulignés les facteurs d’unité et de diversité qui permettent de replacer le faciès ibéro-languedocien au sein du complexe ibérique nord-oriental. Dans cette optique, 1’importance de 1’influence hellénique explique en partie l’originalité languedocienne, tandis qu’existe un tissu de relations complexes avec la Péninsule.

Plus rares sont les publications qui se réfèrent aux phases les plus anciennes de 1’âge du fer. La monographie de R. Chenorkian sur les figurations d’armes métalliques dans la protohistoire européenne (Chenorkian 1988) inclut une analyse des stèles décorées du Sud-Ouest. et Catherine Aubert propose un état de la question sur les trafics méditerranéens à la fin de 1’Age du bronze (Aubert 1992).

D’autres travaux concernent la basse époque de la culture ibérique. On s’est surtout attaché aux renseignements que nous fournissent les historiens romains. notamment Tite-Live. sur la géographie des peuples indigènes (Jacob 1988 a, 1988 b), sur Sagonte (Pelletier 1986, Jacob 1989, Moret 1995) et sur Castulo (Pelletier 1987). Par ailleurs, la datation préromaine des "enceintes fortifiées" ou "turres" de 1’Andalousie a été remise en question (Moret 1990, Moret sous presse).

Signalons aussi les thèses de Claude Domergue sur les mines hispaniques (Domerge 1990) et de Pierre Sillières sur les voies de communication du sud de la Péninsule (Sillières 1990), qui toutes deux contiennent un chapitre étoffé sur les réalisations antérieures à la conquête romaine.

Il convient enfin de souligner le rôle joué par les colloques internationaux dans le développement des échanges entre deux archéologies, la française et 1’espagnole, qui pendant longtemps avaient suivi des chemins parallèles, sans confronter suffisamment leurs résultats. Ces dernières années, cinq colloques organisés en France ont grandement aidé au rapprochement des spécialistes de 1’âge du fer des deux pays:- Table ronde Grecs et Ibères au IVe siècle avant Jésus-Christ, commerce et iconographie (Bordeaux, décembre 1986), (Revue des Etudes Anciennes, LXXXIX, 1987, 3-4). - Colloque international Habitats et structures domestiques en Méditerranée occidentale durant la Protohistoire (Arles, octobre 1989), (Actes à paraître en 1995).

- Table ronde Contribution au problème ibérique dans l’Empordà et en Languedoc-Roussillon (Lattes, 11 mars 1992), où se sont rencontrés collègues du sud de la France et de Catalogne, signe d’un intérêt renouvelé pour la question ibérique en France (Documents d’Archéologie Méridionale, 16, 1993, p. 9-110).

- XVIe colloque international pour I’étude de l’âge du fer, consacré à la celtisation du Sud-Ouest de l’Europe (Midi de la France et péninsule Ibérique) (Agen, mai 1992) (Aquitania, 12, 1994).- XXIVe Congrès préhistorique de France - Les civilisations méditerranéennes (Carcassone, septembre 1993). Un des trois colloques du congrès avait pour thème "Habitats, économies et sociétés de 1’âge du bronze au premier âge du fer en Méditerranée occidentale".

- Xe Colloque de Puigcerda. du 10 au 13 novembre 1994. en hommage à Jean Guilaine. a permis de faire le point sur dix ans de recherche de part et d’autre des Pyrénées.

- On n’oubliera pas non plus le colloque de Madrid, Los asentamientos ibéricos ante la romanización (1986, Casa de Velázquez - Ministerio de Cultura; publication en 1988), qui permit de croiser les expériences des spécialistes espagnols et franqais.

Un séminaire "Histoire et Archéologie Ibériques", organisé par l’un d’entre nous (P.R.) à 1’Institut d’Art et d’Archéologie de l’Université de Paris I (et par 1’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de 1986 à 1989) réunit étudiants et chercheurs en archéologie ibérique. Des collègues sont invités à y presenter leurs travaux; ainsi au cours des deux dernières annèes, 1993-1994 et 1994-1995, sont intervenus Iván Negueruela (sur les sculptures de Porcuna, Jaén), Carlos Gómez Bellard (sur le poblado de 1’Alt de Benimaquia, Alicante), Daniela Ugolini (sur Béziers et la question ibérique en Languedoc). D’autre part le séminaire "Archéologie du Monde Grec Archaïque" animé par Francis Croissant, Michel Gras, Pierre Rouillard et Alain Schnapp, à 1’Institut d’Art et d’Archéologie de 1’Université de Paris I, réserve chaque année quelques séances à des questions d’arehéologie de 1’Espagne préromaine.

Deux entreprises sont en voie d’achèvement. La première est la publication d’un ouvrage collectif "Formes archaïques et arts ibériques" fruit d’une réflexion commune menée à bien dans le cadre des échanges Cnrs/Csic (entre 1992-1995) et coordonée par Ricardo Olmos et Pierre Rouillard (une premièr bilan a été donne: Cabrera, Croissant, Chapa et alii 1993). La seconde, dirigée par Pierre Rouillard, est aussi une entreprise collective qui consiste à publier sous forme de catalogue raisonné les pièces acquises en Espagne par le Musée du Louvre autour de 1900, et aujourd’hui déposées dans la section "Archéologie comparée" du Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye.

2) LES ACTIVITÉS FRANÇAISES EN ESPAGNE

- Los Altos del Sotillo (Castellar de Santisteban, Jaén)

Les fouilles de cet important sanctuaire rupestre de la Haute Andalousie, initiées en 1912-1913 par Raymond Lantier, ont été reprises en 1966 par Gérard Nicolini, dans le but principalement d’établir la stratigraphie du site et d’évaluer 1’étendue du gisement (1,5 ha). Six campagnes (les trois dernières franco-espagnoles: Université de Poitiers et Colegio Universitario de Jaén) eurent lieu en 1966, 1968, 1981, 1985, 1987 et 1989 (Nicolini et alii, 1987, Nicolini 1988 b). La période de plus grande activité du sanctuaire se situe entre la fin du IVe siècle et le debut du IIIe siecie av. J.-C. Le schéma d’ensemble est celui d’un sanctuaire rupestre avec trois terrasses étagées daqs la zone est; l’habitat s’étendant en contrebas. Les niveaux du Ve siècle et de la premiere moitie du IVe siècle, très dégradés par 1’occupation ultérieure, n’ont pas livré de structures claires (publication d’ensemble en cours).

- Le projet Bas Segura

Les recherches sur le Bas Segura sont devenues au fil des ans, et ce depuis 1980, un des centres d’intérêt des rédacteurs de cette chronique. Il y eut d’abord la fouille franco-espagnole de Cabezo Lucero (Guardamar de1 Segura, Alicante), 1980-1985, qui a permis d’analyser, à partir des 94 tombes fouillées, les rituels funéraires en usage entre la seconde moitié du Ve s. et le milieu du IVe s. (Rouillard et alii 1990, Aranegui et alii 1993). Deuxième étape: en 1989 et 1990, deux campagnes de prospection, menées en collaboration avec l’Université d’Alicante et les Musees d’Alicante et de Santa Pola, dans la basse vallée du Segura, entre Benejúzar et 1’embouchure, ont permis de retracer l’évolution du peuplement de la fin de 1’âge du bronze à l’époque islamique (publication en cours). Enfin, les fouilles de La Picola (Santa Pola. Alicante) conduites avec M.J. Sánchez, directrice du Musée de Santa Pola, entre 1991 et 1995, ont mis au jour un habitat fortifié ibérique, des VelIVe s., de petite dimension, dont l’urbanisme et le système de défense font appel à des schémas grecs (Moret et alii, 1995ª et 1995b).

Jean Gran Aymerich, dans le eadre de ses recherches sur les témoignages étrusques et phéniciens en Espagne a participé aux fouilles de Cancho Roano (Zalamea de la Serena, Badajoz) dirigées par S. Celestino (Gran Aymerich 1991).

3) Les activités en Languedoc occidental et en Roussillon

La nature de la civilisation ibéro-languedocienne, ses rapports avec le monde péninsulaire, constituent un volet à part de la recherche sur le monde ibérique, compte tenu d’un décalage persistant entre les recherches menées des deux côtés des Pyrénées.

Par ailleurs, le bas Languedoc occidental et le Roussillon, concernés par la civilisation ibérique, sont demeurés en marge d’une recherche protohistorique pourtant en plein essor dans le Midi de la France, et en particulier en Languedoc oriental. De cc.fait, la documentation n’a été que partiellement renouvelée depuis les acquis déjà évoqués des années 70. Plusieurs réflexions transversales récentes portant sur 1’Âge du Fer méridional touchent au domaine ibéro-languedocien, notamment sur la question du stockage des céréales (Garcia 1987), ou sur les inhumations infantiles en milieu domestique (Dedet et Schwaller 1990).

Parallèlement, la question sous-jacente des rapports entre monde grec et monde indigène continue à se poser. La place de la vaisselle attique a ainsi été traitée à différents niveaux: du point de vue économique, à partir du mobilier de Béziers (Ugolini et Olive 1994), ou du point de vue funéraire à partir du mobilier d’Ensérune (Laurens et Schwaller 1987).

La diversité des faciès régionaux à l’intérieur même de ce monde ibéro- languedocien a été appréhendée à divers niveaux.

A Béziers, les recherches menées par D. Ugolini et C. Olive ont mis en évidence aux Vème-IVème s. l’existence d’un faciès particulier, largement marqué par l’empreinte hellénique (Ugolini et Olive 1987, 1988, 1994, Ugolini et aIii 1991). L’urbanisme, le mobilier céramique révèlent en effet un certain nombre d’originalités au regard du reste du monde indigène.

Dans la région héraultaise, frontière "naturelle" qui marque la limite du domaine ibéro-languedocien, les travaux d’A. Nickels ont fait 1’objet de plusieurs publications, de l’ouvrage de référence sur la nécropole du Premier Âge du Fer d’Agde (Nickels et alii 1989) aux bilans sur les sites du Mont Joui à Florensac (Nickels 1987), de La Monedière à Bessan (Nickels 1989), et à la mise au point sur la nécropole de Pézenas (Nickels 1990). Ces travaux montrent 1’ambigüité qui se fait jour dans la définition d’un espace "ibérique" en Languedoc, dont on trouve en fin de compte l’expression la plus nette dans la région audoise.

Le Roussillon ibérique n’a, en revanche, guère fait 1’objet de travaux depuis le bilan établi en 1980 pour Ruscino. En attendant de nouvelles données sur cette région. que contribuent à fournir les fouilles entreprises depuis 1989 à Salses (sous la direction d’A. Pezin puis de D. Ugolini), c’est dans le Narbonnais que 1’on relève 1’essentiel des apports récents. La thèse d’E. Gailledrat s’inscrit alors dans un contexte de reprise des recherehes sur le terrain, avec notamment la fouille programmée de Montlaurès (Narbonne) engagée depuis 1989 (sous la direction de C.-A. de Chazelles). Il faut également mentionner la eonstitution de deux projets collectifs, 1’un sur Mailhac et son territoire, 1’autre sur les habitats du Languedoc occidental et du Roussillon.

La caractérisation du faciès mobilier ibéro-languedocien passe par une meilleure définition des productions céramiques de style ibérique présentes dans ces régions. A ce titre, les travaux de G. Rancoule (Rancoule 1986), de D. Ugolini (Ugolini et alii 1991) puis d’E. Gailledrat (Gailledrat 1993a et 1993b), montrent la complexité de ce dossier où l’on remarque la conjonction d’influences techniques et stylistiques diverses, qui aboutissent au Vème s. au développement de productions régionales bien individualisées. Plus généralement, le dossier des habitats et de la culture matérielle s’est enrichi des divers apports de G. Rancoule (Rancoule 1986, 1989, 1990) et d’Y. Solier (Solier 1992), qui ont notamment mis en évidence 1’intensité du peuplement dans les basse et moyenne vallée de 1’Aude ainsi que dans les Corbières. On citera également le récent travail de Michel Passelac sur un ensemble de l’oppidum de la Moulinasse à Salles d’Aude (Passelac 199S). Enfin, le dossier épigraphique s’est enrichi de la publication de trouvailles parfois déjà anciennes: des plombs inscrits (Solier et Barboteau 1988) aux gravures rupestres de Cerdagne (Campmajo 1987, Campmajo et Untermann 1986, 1990, 1991). L’inscription grecque sur plomb de Pech Maho a, de son côté, apporté des données capitalespour la compréhension des rapports entre Ampuritains et indigènes (Lejeune et alii 1988,Lejeune 1991).

La table ronde tenue à Lattes en 1992 (Contribution au problème ibérique dans l’Empordà et en Languedoc-Roussillon) a établi un bilan, enrichi des premiers résultats des recherches que nous venons d’évoquer. L’ibérisme du Languedoc occidental et du Roussillon reste encore un thème ouvert, qui mérite une approche parallèle á celles entreprises en Espagne.

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